Programme Epsilon
Et un peu plus loin:
Programme Epsilon II (e2)

Le Guide d'auto-évaluation Epsilon a été conçu par la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-Sida) dans le but d'aider ses organismes membres à élaborer une méthode d'auto-réflexion. Ce guide, d'une cinquantaine de pages, est particulièrement clair et concis. Il est accompagné de fiches techniques faciles à utiliser résumant les étapes à suivre. De plus, la distribution est gratuite (15$ plus frais de poste pour les organismes non-membres de la COCQ-Sida) et l'élaboration du projet peu coûteuse. 
Ce projet d'auto-évaluation peut notamment être utilisé par les organismes de tous les domaines caritatifs. Le projet Epsilon est d'ailleurs reconnu par la plupart des bailleurs de fonds comme étant un complément fort utile à l'évaluation quantitative et à la planification stratégique. De plus, les organismes VIH-sida ayant adopté un projet d'évaluation auront plus de chances dans l'obtention de subventions. Par exemple, le Programme d'action communautaire sur le sida (PACS) offre jusqu'à 10% (du montant de la subvention) pour réaliser un projet d'évaluation. 


Table des matières abrégée du Guide d’auto-évaluation Epsilon

1. L’évaluation et les organismes communautaires

Il est question, dans ce chapitre, du contexte actuel de l’évaluation des organismes communautaires québécois. On y aborde notamment : la position des organismes, de l’action collective, des postulats au projet d’évaluation, etc.



2.  L’analyse des écrits

L’analyse des écrits est la première étape de deux dans la réalisation du projet Epsilon. Elle consiste à revoir les documents écrits par l’organisme. À la fin de cette dernière, les documents devraient être complets quant aux différents points à inclure dans les procès verbaux, plan d’action et rapport d’activité.



3. Les groupes d’appréciation partagée

Les groupes d’appréciation partagée (GAP) sont la base de la deuxième étape du projet. Il s’agit de rassembler les personnes qui gravitent autour de l’organisme, les acteurs de l’action communautaire. Les GAP  sont des moments de réflexion riches en idées constructives. Un rapport final suit les GAP résumant ce qui s’est dit durant ceux-ci. Ce rapport est alors distribué aux personnes intéressées et principalement aux bailleurs de fonds qui reconnaissent ce projet comme étant une partie importante de l’évaluation de l’organisme.



4. Bibliographie

La bibliographie, assez exhaustive, peut être utile aux personnes intéressées par l’évaluation des organismes communautaires et de leurs programmes. Celle présentée dans ce document n’est qu’un aperçu de la bibliographie du Guide Epsilon.



L’évaluation des organismes communautaires

Si l’évaluation a fait couler ainsi tant d’encre, c’est bien d’abord parce que le souci de l’évaluation est porté par le désir de faire mieux avec les moyens que l’on a, de mieux atteindre les objectifs que l’on se donne en réfléchissant adéquatement à l’action que l’on mène, de s’interroger sur les objectifs visés en regard de l’évaluation des situations.
  • Pourquoi évaluer nos programmes ?
  • Améliorer la façon dont les services communautaires sont dispensés
  • Clarifier le résultat potentiel
  • Planifier les activités de suivi
  • Déterminer l’efficacité
  • Justifier les coûts
  • Prédire l’efficacité dans d’autres contextes
  • Déterminer les répercussions à long terme
  • Mieux connaître les besoins des clientèles desservies
  • Connaître l’impact sur les clientèles
  • Cerner les points faibles et forts du programme
  • Justifier une demande de subvention


Les postulats sur lesquels se basent le projet d’évaluation

Les organismes communautaires constituent des formes d’action collective spécifiques se traduisant dans une forme organisationnelle particulière reconnue et acceptée par le gouvernement.

La spécificité des organismes communautaires relève de leur mission qui peut aller au-delà des services directs qu’ils fournissent.
Il en découle qu’une évaluation externe, sujette à négociation avec les bailleurs de fonds, doit reposer sur une évaluation externe, orientée vers une meilleure compréhension de l’action quotidienne des organismes communautaires plutôt qu’uniquement vers une simple imputabilité financière.

L’évaluation doit être conçue comme u outil qui favorise l’adaptation, le développement et la formation collective. En fait, l’évaluation doit soutenir la mission des organismes communautaires.

L’évaluation interne doit tenir compte du fonctionnement quotidien propre aux organismes communautaires. Dans le cadre des travaux du projet Epsilon, nous en sommes ainsi arrivés à concevoir un schéma qui essaie de refléter le plus fidèlement possible la dynamique complexe de l’auto-réflexion telle qu’elle se présente dans les organismes communautaires. Ce schéma vise à illustrer la conception de l’évaluation sous-tendant le projet Epsilon et le processus à partir duquel tout organisme communautaire procède à l’ajustement continuel de son action.



Les groupes d’appréciation partagée

Dans le but de consolider l’action communautaire et ce qui la fonde – la conscience d’une mission commune et la participation de tous les membres à l’action collective – nous avons expérimenté une formule dans le cadre du projet Epsilon (que nous avons nommée groupe d’appréciation partagée ou GAP) qui permet, d’une part, l’expression du plus grand nombre possible de membres à la réflexion – et donc à l’évaluation de l’action.

La formule des groupes d’appréciation partagée tente précisément de mieux enraciner ce déplacement dans la vie des organismes. Ces groupes rassemblent des participants, i.e. des acteurs qui concourent à la réalisation de l’action, en vue de les amener à partager leur point de vue sur l’expérience et de s’interroger sur les suites à donner à cet exercice d’appréciation.

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Guide Epsilon en format PDF



Epsilon... la suite!

Pourquoi l'évaluation a souvent mauvaise presse ? Epsilon 1 avait déjà confronté cette question et avait travaillé pour dépasser un problème identifié comme une réponse partielle à la question : l'évaluation était perçue comme une exigence externe, un contrôle des bailleurs de fonds, qui exigeaient une reddition de comptes sur les actions réalisées. Epsilon 2 travaille sur un deuxième problème : l'évaluation de programmes ne répond pas aux besoins des intervenants. Même s'il est relié au premier, ce problème exige un travail additionnel.

Voilà, en essence, les bases de la réflexion du projet Epsilon 2 qui souhaite apporter un regard différent sur nos interventions et l'évaluation de celles-ci.
 

Le document final intitulé "Savoir Faire - Savoir Dire" est disponible sur support numérique (CD-Rom) à la COCQ-Sida; veuillez contacter la réception pour en passer commande. Coût: 10$


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