Montréal s’engage pour devenir une Ville sans sida

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Montréal, mardi 5 décembre 2017 — Vendredi 1er décembre 2017, Madame Valérie Plante, mairesse de Montréal, a cosigné avec Dr José Zuniga, de l'Association internationale des fournisseurs de soins de santé en VIH (IAPAC), la Déclaration de Paris de 2014, faisant officiellement de Montréal la première ville canadienne à participer à l'Initiative de l'ONUSIDA, Fast Track Cities, en présence des représentants de la TOMS, de la COCQ-SIDA, d'un organisme communautaire pour les femmes autochtones, de la Direction régionale de Santé publique de Montréal, d'élus et de personnalités de la recherche ou de milieux cliniques, notamment l'ambassadeur de cette initiative à Montréal, Dr Réjean Thomas.

Montréal a ainsi rejoint plus de 70 villes à travers le monde qui ont déjà déclaré que leurs pouvoirs municipaux allaient permettre d'accélérer la réponse à l'épidémie du VIH, en participant d'ici 2030 à l'atteinte des objectifs 90-90-90 (90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90% de ces personnes bénéficient d'un traitement antirétroviral efficace, 90% de ces personnes ont une charge virale indétectable et ne transmettent pas le virus). Il était plus que temps!

En s'engageant à faire de Montréal une Ville sans sida, Mme Plante a affirmé la place prépondérante que les communautés touchées par le VIH et leurs représentants doivent avoir dans la réponse à l'épidémie, et s'est engagée à travailler de concert avec celles et ceux-ci, notamment pour placer les personnes au coeur de toutes les actions qui les concernent, ou encore traiter les causes de risque, de vulnérabilité et de transmission, énoncés qui sont extraits de la Déclaration de Paris.

La Table des organismes montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), qui contribuent ensemble et activement depuis la résolution unanime du conseil municipal en juin dernier, saluent chaleureusement cet engagement clair de Mme Plante, et reconnaissent que son action, conjuguée à celle de la Direction régionale de Santé Publique de Montréal, aura un impact majeur sur les vulnérabilités rencontrées par la communauté.

Le VIH touche particulièrement les communautés marginalisées par leurs sexualités, leurs identités, par toute autre forme d'exclusion sociale ou de discrimination, et par l'application de lois et règlements discriminatoires, et la signature de la Déclaration par la Ville est une première étape importante vers la réduction de ces iniquités. Premières concernées par le fardeau de l'épidémie, les communautés porteront leurs recommandations à l'administration municipale, pour la mise en oeuvre d'actions concrètes. Elles s'associeront au travail des chercheurs, cliniciens, du personnel infirmier ou psychosocial, et de tous les autres professionnels et militants engagés avec passion dans cette réponse au VIH, pour faire de leurs environnements des milieux sans sida et sans stigmatisation.