La DGSP confirme que, lorsque la charge virale est très basse, il n’y a pas de preuve de transmission du VIH lors de relations sexuelles

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Montréal, le 18 octobre 2018 – La Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA) salue le travail de la Direction générale de la santé publique (DGSP) du Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) qui a permis la publication d’une position ministérielle sur l’efficacité des traitements contre le VIH à prévenir la transmission du virus par voie sexuelle.

Cette position représente une évolution importante depuis l’avis de juin 2014 où la considération de l’efficacité du traitement à bloquer l’infection nécessitait six conditions distinctes, tant thérapeutiques que comportementales1. La nouvelle position se base sur les plus récentes données scientifiques qui confirment que le risque de transmission du VIH est inexistant au sein de couples hétérosexuels ou homosexuels dont l’un·e des partenaires vit avec le VIH et maintient une charge virale indétectable.

Les études reconnaissant l’efficacité des traitements contre le VIH à prévenir la transmission du virus ont suivi des milliers de couples sérodifférents. Deux d’entre elles ont établi qu’il n’y a eu aucune transmission du VIH au sein de ces couples sur un total, respectivement, de 58 000 et 77 0002 relations sexuelles – orales, vaginales ou anales – non protégées par un condom.

C’est en se basant sur ces résultats fort encourageants que la DGSP a émis sa nouvelle position, beaucoup plus en harmonie avec ce qu’avance aujourd’hui la science :

"Il n’y a aucune preuve de transmission de l’infection par le VIH pendant les relations sexuelles orales, vaginales ou anales sans condom :

  • lorsque la personne vivant avec le VIH prend un traitement antirétroviral comme prescrit;

et

  • que sa charge virale, mesurée par des analyses consécutives de laboratoire tous les quatre à six mois, se maintient à moins de 200 copies par millilitre de sang.

Dans ce contexte, le risque de transmission est négligeable.3"

Nous soulignons le fait que la nouvelle position québécoise s’inscrit dans un mouvement mondial où de plus en plus d’organisations, tels les Centers for Disease Control (CDC) américains, l’Organisation mondiale de la santé, l’ONUSIDA et plus de 700 entités réparties dans une centaine de pays dont la COCQ-SIDA, affirment qu’il n’y a pas de risque de transmission lorsque la charge virale est indétectable4.


1 Direction générale de la santé publique. (juin 2014). Le risque de transmission du VIH lorsque la charge virale est indétectable [Avis de santé publique]. Québec : Gouvernement du Québec. http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2014/avis-rap-charge-virale.pdf

2 Études Partner : http://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/2016-09-06/risque-negligeable-les-resultats-les-plus-recents-deux-etudes-continuent-m et Partner 2 : http://www.aidsmap.com/Zero-transmissions-mean-zero-risk-PARTNER-2-study-results-announced/page/3311249/

3 Direction générale de la santé publique. (octobre 2018). L’effet du traitement des personnes vivant avec le VIH sur le risque de transmission sexuelle de l’infection [Position ministérielle]. Québec : Gouvernement du Québec. http://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/document-002173/

4 Ce propos fait référence à la Prevention Access Campaign lancée en 2016.