L’accès à un travail satisfaisant est une composante essentielle du bien-être et de la santé d’un individu. À l’heure actuelle, plusieurs barrières à l’emploi existent encore pour les personnes vivant avec le VIH. Ces barrières ne sont habituellement pas reliées à l’état de santé des personnes vivant avec le VIH, qui vivent habituellement longtemps et en bonne santé, mais plutôt à la perception que la société a de la maladie.
Par exemple un récent sondage a révélé que près de 50% des travailleurs québécois seraient inquiets d’apprendre qu’un collègue qu’ils côtoient fréquemment au travail vit avec le VIH. Or, il n’y a aucun danger associé au fait de travailler avec une personne vivant avec le VIH. Le VIH se transmet par l’entremise de relations sexuelles ou autres situations où le sang de deux personnes sont en contact, ce qui ne devrait pas se produire dans un milieu de travail, que l’on soit serveur, coiffeur, cuisinier ou autre. Les personnes travaillant dans les quelques emplois où il peut y avoir un risque de transmission de maladie transmissibles par le sang (VIH, hépatite C, hépatite B, etc.) ont l’obligation d’utiliser des mesures de précautions universelles en tout temps (gants, stérilisation, etc.) pour éliminer ce risque.
Cet autre sondage, réalisé en 2009, a aussi révélé que près de 40% des employeurs québécois éviteraient d’embaucher une personne vivant avec le VIH.
Écoutez Me Stéphanie Claivaz-Loranger, coordonnatrice du programme Droits de la personne et VIH à la COCQ-SIDA, nous parler de ces enjeux sur Fréquence VIH.