Outillons-nous

Santé sexuelle et prévention PVVIH

Jeudi 20 mai 2004 / Vendredi 21 mai 2004

De 9h00 à 17 h00

Université du Québec à Montréal

Pavillon Hubert-Aquin A – 2710

Coin Ste-Catherine et St-Denis


Vous trouverez également sur le CD l'ensemble des présentations dans les différents format du logiciel Microsoft PowerPoint. Ceux-ci sont disponibles sur le CD, en vous déplaçant dans le répertoire "Diapositives_sx" et en double-cliquant sur le document que vous voulez consulter. Les documents en format « .pps » ouvrent automatiquement une présentation sur votre écran et ceux en format « .ppt » ouvrent simultanément le logiciel Microsoft PowerPoint ainsi que le fichier lui-même.

Journée 1

09h00

Mot de bienvenue et objectifs de la rencontre

René Lavoie

COCQ-Sida

09h15

Discussion et échange

  • État de situation sur l’intervention en Santé sexuelle dans les différents organismes présents;

  • Élaboration du concept Santé sexuelle auprès des PVVIH;

Claude Cyr

COCQ-Sida

10h30

Pause


10H45

Lois, droits, éthique et moral

  • Dévoilement en contexte sexuel;

Maître David S. Thompson

12h15

Dîner


13h15

Expériences d’intervention en santé sexuelle

  • Expériences ailleurs au Canada et dans le monde

  • Lignes directrices canadiennes

  • Site Internet des lignes directrices canadiennes

  • Quelques expériences québécoises

Claude Cyr

René Lavoie

COCQ-Sida

14h45

Pause



15h00

Valeurs et interventions

  • Interventions et ses limites;

  • L’intervenant et ses valeurs personnelles;

  • Regard sur mes interventions;

Mme Jacqueline Boudreau

CLSC des Faubourgs

16h45

Questions valeurs… Graphique humain

Ken Monteith

A.C.C.M.


Journée 2

09h00

Animation, réflexion à partir du graphique humain

Ken Monteith

A.C.C.M.

09h30

Prophylaxies Post Exposition non professionnelle

  • Un continuum de prévention: informations et discussion autour de ces enjeux

Maryse Laroche

Jean-Paul Raymond

Jacques Gélinas

B.L.I.T.S.

10h45

Pause


11h00

Enjeux et impacts des traitements;

  • Charge virale,

  • Réinfection et surinfection,

  • Transmission de souches résistantes,

  • Les ITS et leurs dépistages;

René Lavoie

COCQ-Sida

12h00

Dîner



13h00

De la réflexion à la pratique, santé sexuelle et prévention pour les PVVIH


Introduction

Atelier

  • Comment rejoindre la clientèle séropositive?

  • Les types d’interventions; obstacles et solutions,

Membres du comité

15h00

Pause

Conclusion et pistes d’actions


15h45

Remise de documents et bref résumé de la recension de la littérature;

René Lavoie

COCQ-Sida

16h00

Évaluation et mot de la fin



Revue de littérature

1-HIV-positive people, risk and sexual behaviour.

Shiltz M.A. (Social science & Medicine, 2000)


[ Accès au texte ]

L’article s’intéresse aux aspects socio-historiques, madame Shilts souligne que c’est à la conférence de Genève en 1998 que les enjeux de la sexualité des personnes séropositives reçoivent une attention systématique.


Le contexte historique, en effet au début (1980) les organismes sont là pour « Aider à mourir ». Lors de l’introduction du test de dépistage en 1985, il y a interrogation sur l’espérance vie des personnes ayant un résultat positif, on se souvient qu’en 1987, l’espérance vie d’un sidéen est d’un an, après les discussions lexicales autour du terme sidatique ou sidéen. On voit l’utilisation du terme séropositif pour désigner la personne dans le stade pré-sida. Et puis, une autre évolution, on voit se modifier le terme personnes atteintes en personnes vivant avec le sida « from Peoples with AIDS to people living with AIDS » 1987-1990. Apparaît aussi l’expression survivants du sida qui sera remplacée par progresseur lent, terme à connotation plus médicale «from Long time survivor to long-term non-progressor in the 90’s» au début des années 1990. L’ensemble de ces réalités et l’urgence des soins font en sorte que le soucis de la vie sexuelle des personnes infectées est minimal et les règles sociales de sécurité sont draconiennes (avortement pour femmes séropositives, on javelliser tout ce qui a pu être touché par un liquide biologique). On se retrouve devant un dilemme, comment prévenir sans stigmatiser des groupes déjà stigmatisés? Ceci ouvre la discussion autour de l’emploie du terme groupes à risque -vs- comportements à risque. On doit cibler les comportements et non les personnes, car tout le monde est à risque. La lutte contre l’exclusion est l’enjeu prioritaire face au danger de contagion et à la moralité. Chaque personne doit faire se qu’elle peut pour éviter d’être contaminée, car certaines ne sont pas conscientes d’être infectées. On met de l’avant un modèle égalitariste afin d’éviter la coercition. En conséquence, la personne infectée est exclue de ce modèle de communication. La logique de cette prévention est que tous les partenaires sont positifs. Dans son étude qualitative de 1990, Annick Prieur souligne que protection équivaut à compromettre son intimité, à promouvoir la non confiance, à briser l’expression d’amour et à rappeler constamment la mort. On voit apparaître l’émergence d’une approche distincte entre genre de partenaire (stable vs occasionnel), concordance des statuts et le modèle de la négociation sécuritaire des australiens à la suite des travaux de Susan Kippax « the Negotiated safety ». Autour de cette période, apparaît le phénomène du relapse. Ce qui remet en question le modèle américain, on passe du pure et dure du sexe sécuritaire au sexe à moindre risque « from Safe sex à Safer Sex ». les études soulignent le dilemme du séropositif; entre le désir d’informer et la « peur » du rejet, ceci entraîne des difficultés pour produire des messages adaptés. Surprise et consternation à la réunion de Cape Town en 1995, les difficultés de maintenir une sexualité sécuritaire sont exprimées clairement par les séropositifs et cela à la surprise de tous.


L’utilisation de la recherche: Intégrer les résultats d’études c’est se confronter à des difficultés en lien avec les différentes populations étudiées, la temporalité des études, le niveau de prévalence dans une communauté, le niveau d’acceptation de groupes minoritaires, et dernièrement les opportunités médicales et finalement les variables et leurs méthodes d’analyses. Plusieurs études soulignent la similarité des facteurs de comportements entre positifs et négatifs.

2-Towards an understanding of sexual risk behaviour in people living with IHV: a review of social,, psychological, and medical findings.

Crepaz, N. (AIDS, 2002)


[ Accès au texte ]

  • Revue générale basée sur les modèles théoriques (health belief model, social-cognitive theory, theory of reasoned action, theory of planned behavior, AIDS risk reduction model, information-motivation-behavioural skills).

  • 61 études, 126 variables psychosociales, sociale, interpersonnelle et médicale

  • Variables centrales au modèle béhavioriste

  • Généralement le sexe non protégé est associé à:

  • Moins de connaissances sur le VIH, croire que le sexe sécuritaire diminue le plaisir, avoir moins l’intention d’être sécuritaire, avoir peu d’engagement personnel pour soi et pour les autres face au sexe sécuritaire, manque de confiance dans sa capacité d’avoir du sexe sécuritaire, peu de contrôle sur l’utilisation du condom, difficulté de communication avec ses partenaires à propos du sexe sécuritaire et de percevoir des barrières à l’utilisation du condom.


Hommes et femmes:

  • Barrières perçues à l’utilisation du condom; croire que le sexe sécuritaire diminue le plaisir, peu de contrôle sur l’utilisation du condom, partenaire séropositif, agressivité, impulsivité, grand nombre de partenaires et/ou d’actes sexuels, finalement acculturation (latino)


Femmes:

  • Peu de contrôle sur l’utilisation du condom par le partenaire masculin, celles qui sont moins affirmées, celles dont les partenaires masculins veulent un enfant et celles utilisant un autre moyen de contraception que le condom.

3-HIV-positive gay and bisexual men: predictors of unsafe sex.

S. J. Semple (Aids Care, 2003, É-U.)


[ Accès au texte ]

  • 322 séropositifs gais à San-Diego

  • 63.6% sécuritaire sexe anal « bottom », 68.9% « top »

  • 90% non sécuritaire pour le sexe oral

  • Utilise la : « Social Cognitive theory »

  • Cognitive, contextuelle, caractéristiques personnelles


Personnel: les personnes sur trithérapies ont moins de relations anales non protégées


Contexte sexuel et utilisation de substance: L’utilisation de substance et le type de partenaire sont impliqués dans le sexe anal non protégé.


Cognitive: attente (répercussion) face à l’utilisation du condom et négociation du sécurisexe.

Encore plus de facteurs de risque

4

Unprotected Anal Intercourse Between Potentially HIV-Serodiscordant Men who Have sex with Men, San Francisco.

4a

Intimacy and sexual risk behavior in serodiscordant male couples.

5

Why HIV Infections Have Increased among Men who Have sex with Men and What to do about it: Finding from California Focus Group.

5a

Quality of life and risk perception among predominantly heterosexual, minority individuals with HIV – Aids.

6

Reducing sexual transmission of HIV from those who know they are infected: the need for personal and collective responsibility.

6a

Sexual behavior Among HIV-Positive man who have sex with men: What’s in a label?

6b

Sexual and drug-using practices of HIV-Positive men who frequent public and commercial sex environments.

6c

Concordance between sexual behavior and sexual Identity in street Outreach samples of four Racial/Ethnic groups.

Enjeux divers du dévoilement

7

Asking and Telling: Communication About HIV Status among Latino HIV-Positive gay men.

8

Sex without Disclosure of Positive HIVB Serostatus in a US Probability Sample of persons Receiving Medical Care for HIV Infection.

9

Reasons for HIV Disclosure or Nondisclosure to Casual Sexual Partners.

9a

Ambivalent tales of HIV disclosure in San Francisco.

Enjeux médicaux (optimisme face aux traitements, charge virale, etc.)

10

Viral load and HIVB treatment attitudes as correlates of sexual risk behavior among HIV-positive gay men.

11

HIV-seropositive Individuals’ Optimistic Beliefs about Prognosis and Relation to medication and Safe Sex Adherence.

12

Is use of antiretroviral therapy among homosexual men associated with increased risk of transmission of HIV infection?

ITS

13

Sexually Transmitted Diseases and Human Immunodeficiency Virus-Discordant partnerships among Men Who Have Sex with Men.

14

Use of a public Sexually Transmitted Disease Clinic by Know HIV-Positive Adults: decreased Self-reported Risk Behavior and Increased Disease Incidence.

Barebacking

15

Intentional unsafe sex (barebacking) among HIV-positive gay men who seek sexual partners on the Internet.

15a

Bareback sex: Implications for the future of prevention.

16

Barebacking in a diverse sample of men who have sex with men.

17

The case of “Riding bareback” sexual practices and the paradoxes of Identity in the era of AIDS.

Dysfonction sexuelle

18

Sexual dysfunction in gay and bisexual men with HIV infection: evaluation, treatment and implications.

19

Reasons for Adoption of Celibacy Among Older Men and Women Living With HIV/AIDS.


Santé sexuelle

20

HIV prevention and sexual health promotion with people with HIV.

20a

Sexual Health: The Emergence, Development, and Diversity of a Concept.

20b

Some Considerations on Sexuality and Gender in the Context of AIDS.

21

Prevalence of extra dyadic sex in male couples of Mixed HIV status and its relation.

22

Gendered communication among young people in Mexico implications for sexual health interventions.

23

If HIV prevention works, why are rates of High-Risk sexual behavior increasing among HIV?

24

General practitioner attitudes to discussing sexual health issues with older people.

25

A randomized controlled Intervention Trial of a sexual Health approach to long-term HIV risk reduction for men who have sex with men: Effects of the intervention on unsafe sexual behavior.

26

The sexual Health model: application of a sexological approach to HIV prevention.

27

A model for understanding sexual Health among Asian American/Pacific Islander men who have sex with men (MSM) in the United States.


René Lavoie

Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida Site Internet :

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