Prophylaxie postexposition (PPE)

Cette page vous présente un résumé de la position complète: Position de la COCQ-SIDA sur la prophylaxie postexposition VIH (PPE)

Contexte

La prophylaxie postexposition («PPE» en français, «PEP» en anglais, pour «post-exposure prophylaxis») consiste en un traitement préventif à base de médicaments antirétroviraux, prescrit par un·e médecin, afin d’empêcher le développement de l’infection chez la personne potentiellement exposée à la transmission du VIH. La PPE doit être initiée préférablement de deux à quatre heures après celui-ci, jusqu’à la limite de 72 heures, période de temps après laquelle elle est considérée comme n’étant plus efficace.

La PPE est proposée dans un cadre professionnel (exposition au sang ou à des liquides corporels en milieu de travail – milieux médical ou clinique, interventions ambulancières ou policières, etc.) comme dans un cadre non professionnel (relation sexuelle non protégée avec une personne dont on ignore le statut sérologique ou dont on connaît le statut sérologique positif, bris de condom, partage de matériel d’injection, etc.).

Énoncé

La prophylaxie postexposition (PPE) est un outil efficace en cas d’exposition à un risque acccru de transmission du VIH. Le déploiement d’un outil comme la PPE dépend de sa connaissance; connaissance par les populations qui peuvent en avoir besoin, mais aussi connaissance par les professionnel·le·s de la santé qui sont les seul·le·s pouvant la prescrire. La seule valeur qui doit entrer en considération pour l’utilisation de la PPE doit être celle de la prévention de la transmission. Les jugements sur les comportements ou les réalités des personnes n’ont aucune place dans le contexte de soins. Comme l’efficacité de la PPE est fortement liée à son initiation rapide, le réseau de la santé doit mettre en place des corridors d’accès efficaces à la PPE.

Explication

Un outil n’est pas utile s’il n’est pas connu ni rendu disponible dans un temps raisonnable à toute personne qui pourrait en avoir besoin.

Il est inacceptable qu’une personne se présentant à l’urgence ou à une clinique, doive parfois expliquer aux fournisseurs de soins ce qu’est la PPE, alors qu’il existe un guide officiel d’utilisation.

Il n’est pas acceptable non plus qu’une personne rencontre des barrières d’accès dus aux jugements de valeur à son endroit par un professionnel·le de la santé.

La variabilité d’accès à la PPE d’une région à l’autre n’est pas plus acceptable, surtout dans un contexte où le remède à cette situation n’exige pas énormément de ressources.