Par Tanguy HedrichÂ
Coordonnateur de recherche de la COCQ-SIDAÂ
La confĂ©rence AIDS 2024 s’est officiellement lancĂ©e le lundi 22 juillet Ă Munich et se prolongera jusqu’au vendredi 26. Elle a toutefois Ă©tĂ© prĂ©cĂ©dĂ©e de nombreuses prĂ©confĂ©rences très intĂ©ressantes.
Par exemple, une session sur la guĂ©rison du VIH s’est dĂ©roulĂ©e toute la journĂ©e, dimanche le 21 juillet. Au total, neuf prĂ©sentations et quatre panels se sont suivis toute la journĂ©e.
Il ressort de ces discussions que plusieurs chercheur·euses s’inquiètent de la sous-reprĂ©sentation de certaines populations dans la recherche sur la guĂ©rison du VIH.
Vous l’aurez deviné, les populations non-blanches, les personnes trans, mais aussi les femmes cis sont les grandes oubliées de la recherche.
Les sous-types de virus présents en Afrique et en Asie sont aussi moins étudiés, par rapport au sous-type B majoritaire en Amérique du Nord et en Europe.
Un constat accablant, car une solution de guĂ©rison doit ĂŞtre globale pour ĂŞtre rĂ©ellement efficace, comme l’ont rappelĂ© les prĂ©sentateur·trices de la journĂ©e.Â
Un autre panel intéressant était la rencontre réunissant trois personnes ayant guéri du VIH, à savoir Marc Franke, le patient de Düsseldolf, Paul Edmonds, le patient de City of Hope, et Adam Castillejo, le patient de Londres.
Les trois patients ont partagé leur expérience de manière très différente. Marc Franke a mis en avant l’impact qu’ont eu son diagnostic de VIH, son diagnostic de leucémie et la guérison de ces deux infections sur sa vie. Paul Edmonds a présenté une vidéo sur le processus de sa greffe de moëlle osseuse et Adam Castillejo a plutôt présenté sa nouvelle vie en tant que militant sur la guérison du VIH.
Un panel très inspirant!
