Lendemains des élections : engagements des partis élus pour la santé et les services sociaux

Publié le 7 octobre 2026
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Lendemains des élections : engagements des partis élus pour la santé et les services sociaux

Le Parti Québécois formera un gouvernement minoritaire suite aux élections provinciales 2026. La COCQ-SIDA salue l’intention déclarée du parti de travailler avec les autres partis à l’Assemblée nationale. 

Nous espérons nous aussi pouvoir travailler avec tous les partis sur les réponses au VIH, aux ITSS, à la crise des surdoses, à l’accès aux soins et à la précarité. Ces réponses ne peuvent être efficaces sans dialogue, sans solidarité et sans une réelle reconnaissance de l’expertise communautaire.  

Durant la campagne, le Parti Québécois s’est engagé à bonifier de 400 M$ le financement à la mission des organismes communautaires et à investir 550 M$ additionnels en santé publique et en prévention. Il a aussi reconnu l’importance de l’autonomie des organismes, de l’allègement de la reddition de comptes et d’approches issues des besoins du terrain.  

Ces engagements peuvent et doivent être renforcés par ceux portés par les autres partis élus : Québec solidaire a proposé un financement communautaire à la mission allant de 400 M$ dès la première année à 1 milliard de dollars annuellement d’ici 2030, de même que le développement de services de proximité et d’un régime public universel d’assurance médicaments. 

Le Parti libéral du Québec a notamment proposé de consacrer jusqu’à 5% du budget de la santé à la prévention et à la santé publique, ainsi qu’une bonification de 200 M$ du financement communautaire sur quatre ans.  

Le Parti conservateur du Québec a pour sa part évoqué un financement pluriannuel et prévisible par mission, mais sans engagement chiffré clair pour les organismes communautaires autonomes. Cette revendication demeure incontournable : financer adéquatement et durablement les organismes, c’est soutenir des services de proximité, la prévention, le dépistage, l’accès aux soins, la réduction des méfaits et la défense des droits.  

La COCQ-SIDA poursuivra son travail avec l’ensemble des élu·es afin que les promesses électorales deviennent des engagements concrets, financés et durables – pour mettre fin au VIH, réduire les inégalités et assurer le respect des droits et de la dignité de tous·tes.

Il faudra aussi davantage d’ouverture et de travail concerté en réduction des méfaits, un travail fondé sur la santé publique, les droits de la personne et l’expertise des personnes concernées. De plus, les soins, les droits et les réalités des personnes 2ELGBTQIA+ ne peuvent pas être écartés du débat politique : certains partis maintenant représentés à l’Assemblée nationale n’ont pris aucun engagement à ces égards. Dans un contexte de gouvernement minoritaire, il est d’autant plus nécessaire que toutes les formations politiques reconnaissent ces réalités et agissent concrètement contre la stigmatisation, la sérophobie, l’homophobie et la transphobie.

Nous sommes prêt·es. Et vous?

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